
Chypre, qui a assumé, le 1er juillet, du Dannemark, la présidence de l’UE, a promis de s’engager à une meilleure UE, plus efficace et plus solidaire. A l’instar des pays avant lui, Chypre travaillera sur les questions ouvertes au sein de l’UE, dont entre autres la crise économique, la politique agricole, conjointe, les questions des émigrés et le processus d’élargissement. Plus de détails de la plume de Sandra Pekic.
Le président chypriote, Dimitris Hristofias, estime que son pays a assumé la fonction de président au moment de la crise, qui met en danger tout ce que les gens en Europe ont créé suite à un travail laborieux et des grands sacrifices. La principale tâche de l’Union, dans la période à venir, sera d’adopter l’accord sur le cadre financier, pour la période de 2014 à 2020, qui établira les bases pour les budgets annuels. Entre temps, certains média européens ont exprimé leurs doutes quant à la capacité de Chypre de faire face aux sérieux problèmes, qui se trouvent devant l’UE, car, Nicosie a revendiqué une aide des fonds européens, peu avant d’accéder à la fonction de président. Toutefois, la Commission européenne, et, les Etats de l’UE ont exprimé la conviction que Chypre pouvait agir en toute indépendance, honnêtement, et, résoudre efficacement tous les problèmes dans les six mois à venir.
Nicosie officielle est devenue ainsi la cinquième capitale européenne s’ajoutant à une série d’autres, qui ont compris qu’elles ne pouvaient pas, seules, surmonter la crise financière. Chypre a revendiqué 10 milliards d’euros d’aide, pour renflouer la caisse nationale, et, aider les banques du pays. Ainsi que l’indiquent les analystes, les problèmes financiers, chypriotes, sont direcement influencés par la crise grecque, autrement dit, par les liens étroites existant entre ces deux pays. Néanmoins, Chypre ne sera pas seulement le premier pays président, revendiquant une aide financière, mais, le seul pays partagé de l’UE. Bien que tout Chypre a adhéré à l’UE, en 2004, cela ne vaut que pour la partie méridionale, grecque. Ainsi que le rappellent les média, la partie septentrionale du pays se trouve sous l’occupation turque depuis 1974. La République de Chypre septentrional n’est reconnu que par la Turquie, qui, d’autre part, ne reconnait pas la République de Chypre. Cela se répercute directement sur la présidence, car, Ankara, qui négocie sur l’adhésion à l’UE, a annoncé un boycott de six mois de toutes les sessions du Conseil des ministres, qui se rapportent à la Turquie.
D’autre part, la Serbie et les Balkans occidentaux espèrent beaucoup de la présidence chypriote de l’Union. Le but de Belgrade est d’obtenir, d’ici à la fin de l’année, la date pour le commencement des négociations sur l’adhésion à l’UE, mais, elle doit, d’ici là, remplir la condition restante, qui sous-entend la normalisation de relations avec Pristina. Vu les annonces, Nicosie s’engagera certainement à ce que la question du début des négociations avec la Serbie se trouve à l’ordre du jour du Conseil européen. Bien que les décisions au sein du Conseil européen sont adoptées à l’unanimité, il importe pour la Serbie que Chypre n’ait pas reconnu l’indépendance du Kosovo. En tous les cas, il nous reste à voir la présidence chypriote de six mois, jusqu’au mois de janvier, lorsque cette fonction sera assumée par l’Irlande.
