Comment développer le Sud de la Serbie?

Pet, 07/13/2012 - 17:36 -- MRS
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Les problèmes auxquels sont confrontés les habitants du Sud de la Serbie et les éventuels règlements pour sortir des difficultés économiques et autres des parties sous-développées de notre pays, tels furent les sujets de la réunion organisée au Centre des média, belgradois. A cette occasion, a été projeté, en première, le film documentaire, ’’Les gens sans rêves’’, tourné dans la région de Pcinj, où l’on décrit, à travers les histoires des habitants, la situation dans cette région. Plus de détails de la plume de Suzana Mitic.

Pourquoi les communes les plus isolées du Sud de la Serbie disparaissent-elles? A-t-on besoin d’une stratégie économique, particulière pour cette région? Pourquoi les jeunes de ces régions quittent leurs foyers, et, comment enrayer les migrations? Ce sont là des questions qu’a traités le film documentaire, ’’Les gens sans rêves’’, et, qu’ont traité aussi les participants de la réunion au Centre des média, belgradois. Jorgovanka Tabakovic, vice-Présidente du Parti du progrès serbe, souligne que les problèmes sont les mêmes dans toutes les parties sous-développées de la Serbie.

’’Ceux, qui n’ont pas d’emploi, attendent du pouvoir que tout ne soit réduit au film uniquement, mais qu’un travail quotidien soit engagé, un devoir pour nous tous, à savoir que la priorité du développement soit ce que la Banque mondiale a mis dans son projet: le développement de l’emploi, de l’exportation stratégique, et, de l’orientation stratégique. Nous devrons avoir une production, qui pourra être placée, et, des gens dans les villages, qui voudront et auront la possibilité de rester dans leurs foyers’’, a fait ressortir Mme Tabakovic.

Le maire de Vranje, Zoran Antic, dit que le plus grand problème à Vranje réside dans le domaine de l’économie, autrement dit, dans le collapse de géants, tels ’’Jumko’’, ’’Zavarivac’’, ’’Kostana’’, et autres.

’’Actuellement, dans la ville, seul, ’’Simpo’’, et, ’’Alfa’’, contribuent au développement industriel de la ville, et, ’’British Americain Tobacco’’ a réduit le nombre d’employés, de 700 à près de 150. L’autoadministration locale a l’intention, moyennant des mesures d’épargnes, d’assurer des ressources à partir du budget pour investir dans le développement de l’agriculture’’, a dit M. Antic.

Le président de la commune de Bujanovac, Nagip Arifi, a fait ressortir que cette autoadministration locale avait une stratégie de développement d’ici à l’an 2017 et qu’elle avait été proclamée municipalité avec un climat favorable pour les investissements.

’’Nous avons élaboré aussi un plan d’actions pour embaucher des jeunes gens, mais nous ne pouvons mettre en place ni la stratégie, ni le plan, car, le Gouvernement de Serbie, il me semble, ne fait pas preuve de volonté pour investir à Bujanovac, ni pour stabiliser la situation’’, a laissé entendre M. Arifi.

Il faut permettre aux régions sous-développées de préserver leur dignité et de développer leurs potentiels, dit l’analyste économique, Aleksandar Stevanovic. Un des plus importants potentiels de ces régions réside, avant tout, dans les gens, les experts, les entrepreneurs, tandis que l’autoadministration locale, et, l’Etat doivent créer des conditions pour faire développer ces potentiels, a fait ressortir M. Stevanovic.

La réunion a été organisée par le Programme conjoint des Nations Unies pour le Sud de la Serbie, PBILD,’’Le maintien de la paix et le développement local, inclusif’’, et, l’ambassade de la Suisse, en Serbie.