L’ouragan des prix contribue à la détérioration du niveau de vie

Uto, 07/03/2012 - 19:27 -- MRS
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La hausse des prix est devenue partie du quotidien et les nouveaux prix dans les magasins ne surprennent plus personne. Les économistes indiquent qu’ils seront cependant sujets aux moindres corrections, en raison du pouvoir d’achat bas des consommateurs. Ils annoncent aussi que le taux supérieur d’inflation de 5,5% pour l’année en cours serait surpassé, étant donné la hausse directe du prix des marchandises importées en raison du taux de change d’euro et des marchandises du pays en raison des matières premières plus chères. Un aperçu de la plume de Zorica Mijuskovic.

Les prix ont été „poussés“ le plus par le taux de change de l’euro, étant donné que de nombreux produits contiennent des composantes importées et y contribuent aussi les carburants tels le pétrole, dont le prix est également en monnaie étrangère. Les analystes constatent que chaque hausse de prix n’est pas justifiée, parce que, soulignent-ils, les listes des prix sont calibrées depuis longtemps au taux de change de 120 dinars pour un euro. A partir du 1er juillet, le prix de la charcuterie de certains producteurs augmentera de 20%, les confiseries de 12% et certains amuse-gueule de 4%. La hausse la plus récente du prix du lait semble avoir débordé le verre. La compagnie „Meggle“ et la Laiterie „Sabac“ ont augmenté leurs prix de 10%, en fonction du produit.

Les consommateurs ont l’impression que les prix avaient subi des corrections plus importantes que celles démontrées par la statistique officielle. L’inflation interannuelle en mai, après une baisse assez longue, a noté la croissance de 3,9%, majoritairement en raison de la hausse du prix des fruits et des légumes saisonniers. Selon l’estimation de la Banque nationale de Serbie, l’augmentation de l’inflation interannuelle se poursuivra en raison de la nouvelle saison agricole, mais aussi de la croissance du prix des marchandises provenant de l’importation et de la croissance attendue des prix réglés dans la seconde moitié de l’année. Le Ministère de l’Agriculture et du Commerce a prolongé la vigueur du décret sur la limitation de la marge commerciale pour les produits de première nécessité à 10% pour encore six mois, ce qui semble comme la détermination de prolonger le gel du profit commercial au moins jusqu’à la fin de l’année. C’est également argumenté par les analyses comparatives, qui ont démontré que les marges commerciales en Serbie étaient les plus hautes dans la région.

L’image du niveau de vie est morne, parce que le salaire moyen est le plus bas de la région. Toute les analyses plus récentes des statistiques européennes classent la Serbie au fond même du classement par niveau de vie. Au-dessous ne sont que l’Albanie et la Bosnie-Herzégovine. La majorité des familles survit avec des salaires deux fois moins grands que la moyenne et la nourriture „mange“ le salaire presqu’entier. La statistique note que les foyers disposent chaque mois avec environ 52 mille dinars en moyenne, ce qui signifie que le niveau de vie est en montée. Le revenu moyen augmente nominalement en raison du licenciement des employés aux salaires plus bas, dont le nombre a augmenté à 22 mille, au cours de l’année passée. Comme jusqu’à présent, 40,3% de revenus dans une famille sont dépensés pour la nourriture. Plus de 90 mille employés ne peuvent pas acheter même des aliments de base pour les revenus qu’ils gagnent et il est vraiment curieux comment la moitié d’entre eux survit, parce qu’ils ne reçoivent pas régulièrement leurs salaires. Les employés, dont les salaires atteignent jusqu’à 85 mille dinars, sont en situation un peu meilleure, parce qu’ils ne doivent toujours pas s’inquiéter de la hausse des prix, mais ils ne constituent même pas un dixième de la population. Seulement 80 mille personnes ont des salaires supérieurs à ce niveau et il y a plus d’un million d’employés. La donnée que moins de 6,5% de citoyens peuvent faire des épargnes pour s’offrir des vacances d’été est l’exemple le plus éclatant de la détérioration du niveau de vie.

Les meilleurs salaires sont à Belgrade, Pancevo et Kragujevac et les salaires les plus bas sont dans le sud de la Serbie et dans les petites municipalités en Vojvodine. Les salaires moyens les plus élevés sont dans l’industrie de tabac, d’environ 102 mille dinars et les employés de l’industrie textile avec environ 19 mille dinars sont les plus éloignés du panier de consommateur. La Serbie orientale et méridionale sont en retard considérable par rapport à Belgrade du point de vue des salaires, parce qu’un employé dans la capitale gagne 10 mille dinars de plus par rapport à l’employé du sud sous-développé, tout en ayant des frais plus élevés aussi. Les sondages les plus récents démontrent que le sud de la Serbie fait plus d’épargnes et le nord s’endette davantage et que la Serbie du sud-est obtient sept fois de plus d’envois d’argent de l’étranger que Belgrade.

Les syndicats appellent à constituer le gouvernement dans les plus brefs délais, parce que, dans le cas contraire, la hausse des prix annoncée pour l’automne déclencherait réellement une grande vague de mécontentement. Nonobstant le refus de toutes les options politiques d’accepter le gel des salaires et des retraites, les revenus des citoyens seront réduits même sans l’application de cette mesure par le biais de l’augmentation du taux de change et des prix, telles sont les attentes des économistes. Seulement avant la fin de 2012, il faut assurer les nouveaux 2,5 milliards d’euros pour le financement du déficit et la défalcation des principaux des crédits pris antérieurement. Si l’on perdait la confiance des investisseurs, l’Etat n’aurait pas des sources pour le financement des obligations de base et cela serait la voie vers un collapse financier, avertissent les économistes. Ils sont inquiets parce que les politiciens ne manifestent pas l’intention d’entreprendre des mesures impopulaires et plus longtemps on attend, ce prix sera plus grand et plus pénible du point de vue politique. Les besoins d’endettement augmentent et dans une telle situation, les prêts seront plus chers aussi et les dépenses pour l’intérêt et le principal plus importantes.