La crise de la dette ou les dettes causées par la crise

Sre, 06/27/2012 - 19:05 -- MRS
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Les négociations sur la constitution du nouveau gouvernement ont troublé la scène politique, mais aussi économique du pays. L’économie est „surchauffée“ par l’augmentation des prix et le taux d’échange du dinar qui titube et les analystes économiques avertissent de plus en plus souvent et de plus en plus fort qu’une consommation supérieure à la production engendre „la destruction du système“. Un aperçu de la plume de Ranka Pavlovic.
L’austérité n’est pas la seule sortie de la crise et des dettes, il faut aussi renforcer la production, qui créerait des nouveaux emplois, ont fait savoir les économistes du forum qui a eu lieu le week-end passé à Mokra Gora. Chaque nouvel endettement ou ce qui provient de la privatisation doit être investi dans le renforcement des capacités économiques, c’est-à-dire, dans la dépense d’investissements. Il faut que tous les niveaux manifestent la compréhension et parviennent aux accords et que le nouveau gouvernement soit disposé à élaborer une politique qui demande de „se retrousser les manches“ et de „serrer la ceinture“ encore un peu.
L’austérité excessive n’est fondamentalement pas bonne pour l’économie et elle exerce une mauvaise influence sur la croissance. Par la suite l’Etat doit entreprendre une consolidation financière à court terme, par le biais d’une correction sérieuse de la politique fiscale. Cela augmenterait les revenus du budget de 50 milliards et les dépenses seraient réduites d’environ 90 milliards de dinars. Le nouveau gouvernement doit adopter en urgence des mesures afin d’arrêter la baisse de la croissance économique et de l’exportation, compte tenu du fait que la dette extérieure devient le facteur limitatif. Fin 2011, elle a dépassé 24 milliards d’euros et dans le quatrième trimestre de l’année passée y étaient destinés plus de 13% du PIB ou presque 40% d’exportation des services et des marchandises. Cette année il faut rembourser 3,8 milliards d’euros. Il existe le danger que la dette publique atteigne, avant la fin de l’année, presque 60% du PIB, avertissent les analystes. Compte tenu du déficit croissant dans le budget, il existe un danger réel que l’Etat tombe dans la crise de la dette publique.
Le taux de change instable du dinar stimule la croissance des attentes d’inflation et depuis le début de l’année, la stabilisation du taux de change a réduit les réserves en devises de plus de 1,7 milliards d’euros. Les analystes économiques suggèrent au nouveau gouvernement qu’il faudrait qu’il assure un consensus politique et social vaste concernant la question de la coopération avec le FMI et le rééquilibrage du budget, qui découlerait de cet arrangement. Il serait bien de multiplier par deux le budget agricole, s’élevant actuellement à 300 millions d’euros, parce que cette branche de l’économie a une bonne perspective. Le dinar restera un moyen de paiement dans les 20 ans à venir aussi et ainsi il faut stimuler l’épargne en monnaie nationale par des mesures de la politique monétaire. Les experts ont mis en relief la décision de l’agence américaine Moodys de réduire le rating de 15 grandes banques mondiales et de 28 banques espagnoles. Pour le moment, cela n’affectera pas le marché de la Serbie, mais on peut s’attendre à des effets négatifs à long terme.
Selon l’estimation des experts de la Banque mondiale, la dette extérieure importante de la Serbie menace d’augmenter d’encore 10%, ce qui représenterait les 3,2 milliards d’euros supplémentaires de dette, ce qui est, par exemple, la valeur de la construction du Corridor 10. Ils sont d’avis que le nouveau gouvernement devrait mettre fermement en œuvre les plans, parce qu’il s’agit d’un devoir difficile et ce n’est que le gouvernement suivant qui pourrait se pencher sur les investissements et la croissance économique. Il est encourageant la disposition de la Banque mondiale de soutenir la Serbie avec des crédits d’environ 540 millions de dollars dans les deux à trois années à venir.