La nourriture chère porte un coup supplémentaire au niveau de vie

Sre, 08/29/2012 - 19:55 -- MRS
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Au cours de l’année passée, les citoyens de la Serbie sont devenus plus pauvres et le meilleur indice en est la réduction de la quantité de produits qu’ils pouvaient acheter pour un même billet l’été passé et aujourd’hui. La valeur du billet de mille dinars a baissé d’au moins un cinquième, tandis que, selon les statistiques, les prix avaient augmenté de 5,5% en moyenne. Cependant, chaque passage au magasin le démentit, indiquant une baisse du niveau de vie plus rapide et plus importante. Un aperçu de la plume de Ranka Pavlovic.

L’année passée, en ce même mois, pour 1 000 dinars on pouvait acheter 2,2 kilos de viande de porc, et maintenant seulement 1,6 kilos. Le poulet était également plus accessible, parce que l’on pouvait acheter 4,2 kilogrammes pour un billet populairement appelé rouge, et en août cette année, 3,1 kilogrammes. Pour le même montant, on pouvait acheter jadis 12 kilos de pommes, et maintenant la moitié de cette quantité. La hausse drastique du prix de la viande fraîche a dédoublé la vente dans les boucheries et la majorité des consommateurs se décide d’acheter au gramme. Si l’on calculait la consommation annuelle de 45 kilogrammes de viande en la consommation journalière, on obtient la donnée décevante que chaque habitant consomme chaque jour moins de 120 grammes. Les prix des aliments, quotidiens dans le panier de consommateur, des prestations, du transport et du carburant ont noté la plus grande hausse. Pour presque mille dinars, l’année passée on pouvait voyager en autobus de Belgrade jusqu’à Kragujevac, aller et retour. Aujourd’hui, le billet pour cette même destination est plus cher d’un quart.

L’arrivée de l’automne réactualise le problème du chauffage des foyers. Pour le moment, il y a suffisamment de bois pour chauffage dans les entrepôts municipaux et la demande du charbon est en croissance chaque jour. La situation est critique concernant l’acheminement de ce carburant des mines en Bosnie, dont le prix a atteint 13 mille dinars par tonne, en raison de la hausse du taux de change de l’euro. Le mètre cube de bois pour le chauffage coûte pour le moment environ 5 000 dinars. Les factures non-réglées pour l’électricité et le gaz pèsent de plus en plus sur les entreprises publiques aussi et les consommateurs craignent la création des nouveaux prix. Le gouvernement promet que les prix des prestations de certaines entreprises publiques n’augmenteront pas, mais la Banque centrale n’exclut pas le risque que l’inflation pousse, dans les mois à venir, aussi la hausse des prix réglés, qui sont contrôlés par le gouvernement de Serbie.

La crise du dinar s’approfondit et l’or gagne de plus en plus de valeur. Les habitants vendent leur or majoritairement pour couvrir des „trous“ dans le budget familial. Ceux qui n’ont pas des objets précieux en or se décident pour des pas encore plus drastiques afin de sauver leur famille de la pauvreté et ils vendent des organes. Hormis le chômage et la situation matérielle difficile, il leur est commun à tous qu’ils ont plus de 40 ans, ils sont en bonne santé et ils ne peuvent pas trouver l’emploi.

Les pays de l’UE ont essayé d’apaiser la crise économique par la stimulation de la consommation. Cependant, cette recette n’est pas applicable aux pays en transition, telle la Serbie, parce que l’espace pour l’influence positive de la consommation sur l’économie est exceptionnellement petit. Il est évident que seuls les grands importateurs soutiennent un tel scénario. Ils ne tiennent pas compte de la donnée certainement la plus décevante de la structure de la consommation personnelle de la population. Il s’agit du fait que pour l’éducation ne sont dépensés que 16 euros par an par membre de famille, ce qui arrêtera davantage l’année prochaine déjà sur sa voie du développement si l’Etat ne traite pas ce problème.