La scène politique en Serbie

Sub, 09/01/2012 - 16:43 -- MRS
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La saison des congés est de toute évidence terminée en Union européenne aussi. Au moins pour ceux qui s'occupent de la Serbie professionnellement, et pour ceux qui s'en occupent entre autres.

Le dialogue quelque peu controversé sur la suite du chemin, mais aussi sur le calendrier des intégrations européennes de la Serbie sous le nouveau gouvernement, stratégiquement tout aussi européen que le précédent, a été entamé par le rapporteur du Parlement européen pour la Serbie, Jelko Kacin, qui a déclaré au Parlement serbe que le plus important pour la Serbie était de se consacrer à la lutte contre la corruption et le crime organisé, ainsi qu'à la poursuite des réformes dans le système judiciaire. Ce qui a particulièrement retenti est l'évaluation, où comme certains l'ont atténuée – l’estimation, faite par M. Kacin, que la Serbie n'obtiendra pas de date pour le commencement des négociations sur l'adhésion jusqu'à à la fin de cette année.

Le Premier ministre Ivica Dacic a réagi en déclarant que des leçons de la sorte ne pouvaient pas être tenues à la Serbie ; immédiatement après, à Bruxelles s'est rendue la Vice-présidente du gouvernement pour les intégrations européennes, Suzana Grubjesic, par l'intermédiaire de laquelle le commissaire à l'Elargissement Stefan Füle a répondu a M. Dacic que les leçons de l'UE ne sont pas nécessaires parce que «la Serbie sait exactement ce qu'elle doit faire dans la suite de son chemin européen ». Il a ajouté que cela ne signifiait pas que l’UE ne critiquerait pas et ne conseillerait pas la Serbie de temps en temps, sans chercher la permission des autorités de Belgrade pour le faire.

L'essence de l'histoire est toutefois plus claire que des déclarations de ce débat. Le rapport de la Commission européenne, qui a été préparé pour octobre, est mentionné le «progrès limité de la Serbie », et ceci se rapporte précisément aux priorités, la lutte contre la corruption et le crime organisé. Même si cela n'est pas crié sur les toits, « une amélioration manifeste et constante des relations avec le Kosovo » est entendue, le plus important étant l'application des accords déjà atteints. L'insistance de la Serbie à ce que les négociations soient hissées au plus haut niveau politique, et deviennent ainsi plus engageantes, se heurte pour le moment au silence inquiétant et de Pristina, et de la partie médiatrice. Inquiétant principalement du fait que d’une certaine manière, la hâte a été imposée à la Serbie, et l’idée que les atermoiements et les dilutions ne vont qu’à son détriment. Les milieux officiels de Washington se sont prononcés tout de suite après, en demandant, si l’on simplifie les choses, la poursuite des négociations, ne serait-ce que sur les questions techniques et la mise en œuvre sans délai de ce qui a été convenu.

Il semblerait que l’ordre du jour s’ouvre des deux bouts, du soi-disant politique et de celui des réformes. Parallèlement à l’accomplissement des obligations européennes, qui sont l’objectif de programme du gouvernement, il est nécessaire de prendre des mesures tout aussi difficiles en vue d'atténuer les effets de la crise économique et de préparer un «rempart» pour sa troisième vague, qui n’aura rien de naïf. Dans ce sens n’est pas moins importante, bien que moins souvent citée, la partie de l’exposé de M. Kacin sur « la corruption systémique contre laquelle il faut engager une lutte systémique». « Le racket est un terme que le public comprend. Je pense qu’il n’y a pas de citoyen de la Serbie qui n’en parlerait pas. C'est le cancer de ce pays. Ce n’est pas moi qui aurais à donner une réponse détaillée à cette question, mais les autorités », a déclaré Kacin.

Si l'on tient compte du fait qu’il se référait au racket des investisseurs étrangers, comme le plus grand obstacle à l'investissement en Serbie, il est clair que les demandes ou suggestions de l'UE coïncident dans une large mesure avec notre pain quotidien – l’ouverture de nouveaux emplois.

Déjà le mois de septembre peut être une indication qu’en Serbie, il ne peut plus y avoir de politique «pure» ni d’intégrations européennes «pures». Les problèmes économiques et leurs solutions possibles seront soit une question de stratégie et de courage, soit de panique et de dernier recours.

Auteur: Sladjana Pavic