
Dans la période, qui suit, les mesures, que le nouveau Gouvernement prendra au cours des premiers six mois de travail, seront cruciales, aussi est-il important de parvenir à un accord général, ont constaté, à l’unanimité, les participants au panel, ’’Les priorités économiques de la Serbie’’. Cette réunion a été organisée par la Chambre de commerce, de Serbie, et, la revue, ’’NIN’’, et, y ont participé les représentants des institutions, nationales, et, internationales, financières, de l’économie, et, des partis politiques. Un rapport signé Biljana Blanusa.
Au cours des six premiers mois, le nouveau Gouvernement doit prendre des mesures pour arrêter la baisse des activités économiques, et, résoudre le financement du déficit budgétaire, a fait ressortir le président de la Chambre de commerce, de Serbie, Milos Bugarin. Aux dires de ce dernier, le grand problème réside aussi dans l’augmentation de la dette extérieure du pays, qui s’élève à environ 24 milliards d’euros. La Chambre de commerce, nationale, a préparé un concept de politique économique pour les quatre années à venir, qu’elle offrira au nouveau Gouvernement, et, de cette manière, contribuera à une sortie plus rapide de la crise. La réforme du secteur public, de la politique fiscale, et, les modifications de la législation de travail telles sont les mesures majeures, qui créeraient des conditions pour l’augmentation de l’emploi. Les contributions fiscales et parafiscales pèsent davantage sur l’économie ainsi que le prix toujours plus élevé de l’endettement.
Le chef du Bureau de la Banque mondiale, à Belgrade, Lou Bréfort, a constaté que le nouveau Gouvernement devait promouvoir le climat d’affaires, en vue d’augmenter les investissements, la croissance économique, et, l’emploi. M. Bréfort a souligné que la Serbie n’était pas menacée par un scénario catastrophique, mais, que l’année, qui suit, sera difficile. A côté du règlement du problème du déficit budgétaire, M. Bréfort a indiqué comme l’une des priorités la réforme du secteur public, avant tout, des entreprises publiques, qui appartiennent aux citoyens, et, non point aux partis politiques.
Le Premier ministre sortant Mirko Cvetkovic a souligné que la raison pour l’augmentation du déficit dans le budget est la baisse des activités économiques, dont la conséquence était la baisse de l’afflux des revenus dans la caisse de l’Etat et non pas l’augmentation de la consommation. Il a souligné qu’au cours des six premiers mois de l’année en cours, des 875 milliards de dinars envisagés étaient dépensés environ 49% et ainsi était prévenue l’augmentation de la consommation. Cvetkovic a indiqué que selon les estimations, le „manquement“ dans le budget devrait s’élever à 35 milliards de dinars avant la fin de l’année et qu’il faut réfléchir déjà quelles sont les sources desquelles cela sera couvert. Ainsi, une question importante dans le programme économique du nouveau gouvernement sera son orientation soit pour l’austérité, soit pour les dépenses, soit pour une combinaison de ces deux stratégies. Une aide importante dans la prise de cette décision pourrait arriver au gouvernement par le biais de l’arrangement avec le FMI, a mis en relief Cvetkovic, qui s’est engagé en faveur de la suite de la coopération avec cette institution financière internationale.
Pendant que les représentants des partis politiques présentaient leurs programmes économiques, qui traitent des manières diverses les problèmes auxquels est confrontée la Serbie, le membre du Conseil fiscal Vladimir Vuckovic a mis en relief que le programme de mesures proposées par cette institution restait toujours la meilleure solution pour la situation actuelle. Il est d’avis qu’il est possible de faire des épargnes par la réduction des agences de l’Etat, des subventions et des achats publiques, mais que cela ne suffisait pas. A court terme, la plus grande épargne est réalisable par le gel des salaires dans le secteur public et des retraites, tandis qu’un plus grand afflux des moyens dans la caisse de l’Etat serait possible grâce à l’augmentation de la TVA. Cependant, Vuckovic dit que cela suffirait pour „l’extinction du feu“ momentané et serait nécessaire à long terme d’effectuer une réforme fondamentale du système économique.
