Le club progressiste: De moins en moins de droits politiques pour les Serbes dans la région

Uto, 08/07/2012 - 20:35 -- MRS
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Les Serbes dans la région, qui sont au nombre d’environ deux millions, chaque année ont de moins en moins de droits politiques, et, la situation est plus mauvaise que les années précédentes, notamment, en Croatie et au Monténégro, est-il constaté dans le Rapport du Club progressiste sur les droits politiques du peuple serbe pour l’an 2012. Plus de détails de la plume de Sandra Pekic.

Le président du Club progressiste, Cedomir Antic, souligne qu’en Bosnie-Herzégovine il y a une aspiration à la centralisation et de fortes pressions sur la Republika srpska. Il dit que le peuple serbe, dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, est pratiquement éloigné de la majorité des institutions de l’Etat si bien qu’il ne peut protéger ses droits et améliorer sa situation. Le nombre de Serbes dans la Fédération diminue d’année en année, alors que le degré du retour des personnes expulsées reste symbolique, déclare M. Antic. Selon le rapport, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine des enquêtes ne sont pas menées sur les personnes portées disparues. Aux dires de ce dernier, il existe en Bosnie-Herzégovine une crise dans la coopération entre les Serbes et l’Institut de l’Etat pour les personnes portées disparues, où se trouvent généralement des Bosniaques, et, où les victimes serbes sont marginalisées et entièrement contestées.

Pour ce qui est de la Croatie, qui est sur le point d’intégrer l’UE, il est indiqué dans le rapport qu’aux Serbes est contesté le droit au retour, à la restitution des biens, à l’usage de la langue serbe et de l’écriture cyrillique. Un des auteurs du Rapport, Milan Dinic, rappelle que sur les 132 000 revenants enregistrés en Croatie, environ
60 000 sont retournés en Serbie. En effet, la position du peuple serbe, du point de vue des autorités croates, est toujours considérée à travers la thématique de guerre, si bien qu’il existe toujours une grande hostilité envers les Serbes, voire, dans les institutions de l’Etat, indique M. Dinic.

Bien qu’ils constituent au Monténégro le tiers de la population, les Serbes ne jouissent pas du statut de peuple constitutif mais minoritaire. A côté d’une représentation inégale au sein des institutions de l’Etat, qui est un problème depuis des années, les Serbes ne peuvent s’enseigner en langue serbe, et, il leur est interdit de mettre un accent sur leurs symboles nationaux. Les pressions sur l’Eglise orthodoxe serbe et ses prêtres se font de plus en plus fréquentes.

Après les Slovènes, les Serbes sont le groupe ethnique le plus nombreux dans ce pays, est-il mentionné dans le Rapport du Club progressiste, mais n’ont pas le statut de minorité ethnique ni le droit à l’éducation en langue serbe. Des dizaines de milliers de Serbes ont été effacés de la liste des citoyens slovènes et ce droit ne leur a pas été restitué. Tandis qu’en Albanie, personne ne peut déclarer appartenir à la souche serbe, en Hongrie se poursuit l’assimilation car la nouvelle loi électorale a empêché que les Serbes obtiennent des représentants au Parlement. La situation est la même en Macédoine, où se produit une puissante assimilation du peuple serbe, et, où la liberté de confession n’est pas permise. Le seul pays, où la situation n’est pas plus mauvaise que les années précédentes, est la Roumanie. Les Serbes jouissent de tous les droits civiques et minoritaires garantis par la Constitution et les lois de la Roumanie, et, ils sont intégrés aussi dans les institutions de l’Etat et locales, et, au sein de la société dans son ensemble, conclut le Rapport du Club progressiste.