Le dix-septième anniversaire de l’opération ‘’Tempête’’

Sub, 08/04/2012 - 15:34 -- MRS
p

Alors qu’en République de Croatie, on célèbre la Journée de la victoire et la gratitude de la Patrie, en Serbie et en Bosnie-Herzégovine, est célébrée, par des requiems et des manifestations, un anniversaire de plus du calvaire du peuple serbe dans les attaques dans la région de l’ancienne République de la Krajina serbe, en Croatie, et, de 13 municipalités en Bosnie. Au cours de ces attaques, les forces croates et musulmanes ont tué près de 2650 Serbes et en ont chassé environ 340 000.

C’est par un feu d’artillerie, ouvert, le 4 août 1995, sur la ville de Knin, le siège de la République de la Krajina serbe et, par des attaques synchronisées sur les autres villes, qu’a commencé l’opération militaro-policière, croate, ‘’Tempête’’. Avant l’attaque contre ce territoire, qui fut sous la protection de l’ONU, un consentement et une aide logistique ont été assurés du côté des USA et de l’Allemagne, précisément, de l’Otan, dont l’aviation avait anéanti, à la veille de l’attaque, le système de radars de la Krajina. L’opération, ‘’Tempête’’ a été exécuté bien que, un jour avant, à la réunion à Genève, et, à Belgrade, la délégation serbe avait accepté la proposition de la communauté internationale, ‘’Le plan Z-4’’, pour une réintégration pacifique dans la Croatie, avec de fermes garanties que la Krajina serbe ne serait pas attaquée. De ce que le sommet d’Etat de la Croatie, avec à sa tête, Franjo Tudjman, n’était pas pour un règlement pacifique, témoignent de nombreuses preuves. Quelques années plus tard, ont été dévoilés les transcriptions de Brioni, elles ont démontré qu’il avait été décidé antérieurement que la question serbe devait être réglée par l’exode des Serbes des espaces, où ils avaient vécu pendant cinq siècles. Dans les mémoires du chef de l’Etat-major de l’Armée croate, de l’époque, le général Janko Bobetko, on voit qu’à la réunion de Brioni de Franjo Tudjman avec ses collaborateurs, le plan de l’opération, ‘’Tempête ‘’avait été adopté le 25 avril 1995 alors que la décision sur le commencement de l’opération, le 17 juillet de la même année, sur proposition du commandant du secteur Sud, le général, Ante Gotovina. En définissant le but de l’opération, Tudjman avait souligné qu’il fallait porter un coup fort aux Serbes, pour qu’ils disparaissent des espaces croates.

Au cours de l’opération, ‘’Tempête’’, près de 2000 Serbes ont été tués, et, environ 200 000 chassés, tandis que dans la suite de cette opération, en Bosnie, baptisée, ‘’Maestral’’, les forces croates, armées, associées au Cinquième corpus de l’armée musulmane de BH, ont tué encore 655 et chassé environ 125 000 habitants serbes. De ce que cela ne fut pas uniquement une opération militaire, mais, une épuration ethnique et une catastrophe humanitaire, témoigne le rapport de l’organisme croate du Comité d’Helsinki pour les droits de l’homme, où il est dit qu’au cours de ces quatre jours, les forces croates avaient bombardé non selectivement les agglomérations civiles, où il n’y avait pas de cibles militaires, pillaient et détruisaient les biens des Serbes. En utilisant l’aviation, les forces croates, avaient bombardé les colonnes de réfugiés serbes et tué près de 400 civils.

Les Serbes, qui sont restés dans les villages, pour la plupart des personnes âgées, étaient exposés à la violence des soldats et des policiers, croates. Environ 400 ont été tués dans leurs maisons, près de 700 liquidés après la fin des opérations, et, 3 200 déportés dans des camps. En vertu du recensement du Comité international de la Croix rouge, après l’opération, ‘’Tempête’’, moins de 8 500 Serbes sont restés dans la région de l’ancienne République de la Krajina serbe, pour la plupart des personnes âgées. Selon le rapport des observateurs militaires de l’ONU, au cours de l’opération, ‘’Tempête’’, ont été incendiés 22 000 maisons serbes et autres ouvrages, les églises n’étant pas épargnées non plus ainsi que les monuments historiques et culturels.

Tous ces crimes sont restés impunis, car, le Conseil de sécurité de l’ONU, excepté une condamnation verbale, n’a pas imposé de sanctions à la Croatie, et, n’ont pas poursuit en justice un seul Croate. Un grand nombre de Serbes, qui avaient tenté de regagner leurs foyens, était exposé à une intimidation et une maltraitance, et, jusqu’à nos jours, ne sont pas réglés des préalables essentiels pour un retour plus massif des Serbes expulsés : la sécurité, la restitution des droits de locataire, le renouvellement des maisons endommagées, la reconnaissance de la citoyenneté, réalisée en République de la Krajina serbe, la réalisation du droit à la retraite et autres.