Le nouveau gouvernement se joue-t-il autour de la fonction de Premier ministre?

Sub, 06/23/2012 - 16:20 -- MRS
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Il y a un mois, il semblait que le nouveau gouvernement avec d'anciens partenaires serait rapidement constitué. La victoire de Tomislav Nikolic à l’élection présidentielle, a changé beaucoup de choses. En 46 jours, depuis que l’on attend la constitution du nouveau gouvernement, rien de significatif ne s'est passé, à part la crise économique approfondie, et des évènements préoccupants au Kosovo-Metohija. Plus de détails par Djuro Malobabic.

Dans les quelques prochains jours, il devrait finalement être clair qui constituera le gouvernement, ou bien au moins qui sera son pilier – les démocrates ou les progressistes. Bien que selon l’opinion publique, le « principal coupable » soit Mladjan Dinkic et son parti « Régions unies de la Serbie », certains pensent que la fonction de Premier ministre est la pierre d'achoppement pour la constitution du nouveau gouvernement, compte tenu du fait que le Parti serbe du progrès a proposé au leader des socialistes, Ivica Dacic, de diriger le futur gouvernement. Diverses spéculations circulent dans l’opinion publique, y compris celle où Dacic serait volontiers Premier ministre dans une coalition avec le Parti démocrate aussi.

Une autre variante serait un gouvernement constitué d’une coalition réunie autour du Parti serbe du progrès, du Parti socialiste de Serbie et des Régions unies de Serbie, avec Dacic comme Premier ministre. Le leader du Parti serbe du progrès, Aleksandar Vucic, a déclaré que les progressistes proposent à Dinkic tous les secteurs économiques et celui de la santé, tandis que la fonction de Premier ministre est proposée au chef du Parti socialiste de Serbie. En outre, tous les ministères qui relèvent déjà du ressort des socialistes leur sont offerts, hormis le ministère de l'Intérieur, à la tête duquel souhaite se trouver Vucic. Il est officieusement indiqué que Dacic ne souhaite pas renoncer au ministère de l'Intérieur et qu’il suggère au leader des progressistes la fonction de chef de la diplomatie, que ce dernier refuse.

Selon les déclarations faites cette semaine par les responsables des parti, une entente sur les principes clés du programme économique a presque été atteinte et actuellement, tout dépendrait de la question de savoir si M. Tadic acceptera tout ce que demande Dinkic, notamment les ressorts de l'économie et des finances. MM Tadic et Dinkic ont tenu mercredi une réunion dans une ambiance conviviale après pas mal de temps. Rappelons, les rapports entre le Parti démocrate et les Régions unies de Serbie sont ébranlées depuis assez longtemps, le conflit ayant culminé dans la campagne électorale. Les démocrates reprochaient à Dinkic d’avoir gaspillé l’argent de l’Etat de gaspiller pour ses favoris à l'échelle local, et d’avoir mis en cause le régime de l’Etat par le projet de régionalisation. Il lui était reproché aussi d’avoir été un facteur de déstabilisation dans chaque gouvernement. D'autre part, Dinkic critiquait ouvertement le Parti démocrate du faut qu’il ne prenait pas les décisions dans les institutions de l’Etat, mais dans des centres de pouvoir informels, et qu’il nommait à des fonction importantes, comme celle de Premier ministre, du personnel incompétent. Un lien qui aiderait à surmonter les accrochages entre Tadic et Dinkic pourrait être précisément Ivica Dacic, qui a récemment conclu avec le leader Régions unies de Serbie un pacte sur la participation conjointe dans les négociations sur le gouvernement. Dacic a posé la participation de Dinkic dans ce gouvernement comme condition principale pour entrer en coalition avec le Parti démocrate et le Parti libéral démocrate de Cedomir Jovanovic.