Les réformes sont inévitables

Čet, 07/12/2012 - 18:31 -- MRS
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Dans l’attente de la constitution du nouveau gouvernement, dans le public est en cours la polémique sur les priorités de la future politique économique, qu’il devrait mettre en œuvre. Selon l’évaluation des représentants du gouvernement actuel, des économistes et des partis politiques, il est le plus important d’assurer la stabilité des finances publiques, par le biais de la réduction du déficit dans le budget et d’entreprendre des mesures dont l’objectif est la création d’une ambiance plus favorable pour la gestion d’affaires et l’attraction des nouveaux investissements. Un rapport de Biljana Blanusa.

Parlant de la situation économique actuelle, le Premier ministre sortant Mirko Cvetkovic a déclaré que le budget pour l’an 2012 était élaboré sur la base des estimations de croissance économique de 1,5%, mais la situation s’était aggravée à l’entretemps, ce qui impose au nouveau gouvernement l’obligation de rééquilibrer le budget, afin d’adapter les revenus et les dépenses aux nouvelles circonstances. Cela signifie que le déficit supplémentaire, par rapport à celui planifié dans le budget, est le résultat des activités économiques réduites et non pas des dépenses plus importantes. Cvetkovic a rappelé que dans le budget étaient planifiés les fonds, destinés à couvrir le déficit budgétaire, au niveau de 150 milliards de dinars, c’est-à-dire 1,5 milliards d’euros, ensuite pour le financement des tranches de crédit pour l’année en cours, la recapitalisation de Komercijalna banka, l’investissement dans le capital de la Fiat et des moyens pour les réserves. Il s’agit de 4,2 milliards d’euros au total, dont jusqu’à présent sont assurés 1,7 milliards. Cvetkovic a souligné que la Banque mondiale n’avait pas qualifié la situation économique en Serbie de catastrophique, comme elle est présentée au public et il a ajouté qu’il existait maintenant le besoin politique de présenter la situation pire qu’elle ne l’est pour présenter les succès réalisés plus tard comme plus importants, soulignant que ce n’est pas bien parce que cela aide à créer une mauvaise impression sur le pays.

La Chambre de commerce de Serbie a préparé un nouveau concept de la politique économique, qui représente une recommandation pour le futur gouvernement. Selon le président de la Chambre de commerce de Serbie Milos Bugarin, les hommes d’affaires sont d’avis qu’au cours des six premiers mois, le nouveau gouvernement devrait entreprendre des mesures visant à arrêter la suite de la baisse des activités économiques, parce que dans le premier trimestre de l’année en cours était notée une baisse de la production industrielle de 5,9%. Le déficit dans le budget et la dette publique ont également dépasse la limite définie par la loi, ce qui pose aussi des problèmes. En effet, la dette totale s’élève à 24 milliards d’euros et cette année il faudra pays 3,8 milliards, dont environ 2,8 sont la dette de l’économie. Le gouvernement doit réformer le secteur public dans les plus brefs délais, de même que le secteur fiscal, tout en réduisant les impôts sur le revenu et les contributions et la stimulation de la production, des investissements et de l’épargne. Il est ensuite nécessaire de supprimer ou de réduire certaines impositions parafiscales, qui représentent des coûts élevés de la gestion d’affaires et le règlement du problème d’insolvabilité et l’établissement de la discipline financière à tous les niveaux. Bugarin a souligné qu’il est nécessaire de supprimer des procédures administratives inutiles et de mettre en œuvre la réforme de la législation relative au travail en vue de l’augmentation de l’emploi. Les économistes s’attendent à ce que le gouvernement réduire la consommation publique et aux autorités monétaires de maintenir le taux de change de la monnaie nationale toujours „flottant“, mais prévisible, sans oscillations plus importantes. Sur l’économie pèse aussi le fait que les crédits sont de plus en plus chers, ce qui réduit la possibilité d’investissement dans l’élargissement de la production. C’est pourquoi la fondation d’une Banque de développement, qui financerait les programmes de production profitable des entreprises, pourrait être une bonne solution.

Le représentant du Parti socialiste de Serbie, qui participe dans la constitution du nouveau gouvernement, Dusan Bajatovic a présenté les propositions pour le règlement de certains problèmes économiques. IL a expliqué que le produit intérieur de la Serbie s’élevait actuellement à 30 millions d’euros et qu’il pourrait s’élever à 100 milliards. C’est pourquoi il avait proposé que l’Etat s’endette de nouveaux 10 milliards d’euros, qui seraient investis d’une manière sélective, afin que le produit intérieur brut atteigne 100 milliards d’euros dans cinq ans. Bajatovic est d’avis qu’il est nécessaire de réparer aussi les effets négatifs de la privatisation et il est suggéré de choisir 100 ou 200 entreprises, dont les bilans seraient épurés, tandis que la solvabilité actuelle serait assurée par l’Etat ou les banques. A propos de la Banque de développement, il est suggéré qu’elle émette des titres et que la Banque nationale de Serbie et l’Etat rachètent un milliard, ce qui permettrait à l’économie d’obtenir des sources à long terme. Bajatovic mentionne aussi l’impression de l’argent, en tant que mesure de l’Etat, parce qu’il est d’avis qu’un placement sélectif de ces moyens ne contribuerait pas à l’augmentation de l’inflation, comme avant. Bajatovic a proposé d’activer les réserves en devises de la Banque nationale de Serbie, en dépit de ce que le gouverneur de la Banque centrale Dejan Soskic avait réitéré à plusieurs reprises, à savoir, que dans aucun pays ces moyens ne sont utilisés pour des investissements. S’engageant en faveur de l’appui sur les sources intérieures, avant tout, Bajatovic a déclaré que la Serbie avait besoin aussi des investisseurs étrangers, à qui il faut assurer des conditions favorables pour les investissements et la gestion d’affaires.