
Les officiels serbes sont très actifs ces derniers temps quand il s’agit des rencontres avec les plus hauts représentants du gouvernement de la Russie. Dans ce contexte, il est annoncé que le Président de Serbie, M Tomislav Nikolic s’entretiendra le 11 septembre à Sotchi avec le Président de la Russie, Vladimir Poutine, et rappelons que, le Premier ministre de Serbie et le premier vice-président du gouvernement, Ivica Dacic et Aleksandar Vucic ont déjà visité Moscou. Il existe deux raisons essentielle et pratiques des contacts de plus en plus fréquents des politiciens serbes avec leurs homologues russes, estime Slobodan Antonic, professeur de la Faculté philosophique à Belgrade et analyste politique, dans l’interview accordée à notre radio, menée par Suzana Mitic.
La première raison pour des contacts de plus en plus fréquents avec les officiels russes est de l’origine économique, fait savoir Antonic. Selon lui, la Serbie a un problème avec le grand déficit budgétaire, et elle bénéficie déjà des crédits accordés par la Russie, elle a des emprunts qui ne sont pas complètement réalisés, de même que les projets qui devraient être réalisés. Il s’agit en outre, d’un marché avec lequel la Serbie pourrait développer des relations, donc, il s’agit d’un moment économique pratique, souligne Antonic.
Selon notre interlocuteur, l’autre raison réside dans le fait que la Russie jouit d’une grande renommée auprès des citoyens de Serbie.
« Toutes les sondages de l’opinion publique montrent que, chez nous, la Russie est aussi populaire que l’UE. Le président Poutine est parmi nos citoyens l’un des présidents des autres Etats les plus populaires. Pour cette raison, les contacts politiques avec la Russie, surtout avec Poutine, augmentent la renommée des politiciens de la Serbie. Et c’est pourquoi ils entrent en ces contacts », souligne Antonic.
Antonic estime qu’il ne s’agit pas d’un changement sérieux de l’orientation de la politique extérieure de la Serbie. Le gouvernement actuel de la Serbie, les partis et les politiciens qui y participent, suivent fermement la voie européenne, la voie vers l’adhésion à l’UE, rappelle Antonic. Comme il l’ajoute, cela implique des relations proches avec Bruxelles et avec Washington, et il s’agit de quelque chose qui reste en vigueur. Les contacts avec les officiels russes sont une sorte de solution alternative, un type de « plan B », mais non pas une allusion au changement de la politique extérieure, concluet le professeur Slobodan Antonic.
