
A en juger d’après les déclarations des représentants des partis politiques, quel que soit le Gouvernement, les salaires dans le secteur public, et, les pensions ne seront pas gelés, ce qui a réjoui les citoyens, dont les revenus sont issus de la caisse nationale. Néanmoins, les économistes sont partagés. Certains estiment que le gel des salaires des bénéficiaires budgétaires est nécessaire, d’autres que, dans le budget, il y a de l’espace pour économiser. Ce que tous estiment, c’est que pour augmenter le niveau de vie des citoyens, il faut créer des conditions pour une croissance économique, plus rapide, ce qui ne sera nullement facile quel soit le Gouvernement. Un rapport signé Biljana Blanusa.
Lorsque les mesures, qu’a proposéees le Conseil fiscale, comptaient également le gel des salaires dans le secteur public, et, des pensions, le public du pays a réagi énergiquement. Bien que les économistes estiment que, dans une certaine mesure, le secteur public a une position privilégiée par rapport au secteur privé, et, qu’il représente une énorme charge pour l’économie, une position prédomina qu’en raison de la crise, une grande partie des habitants est devenue pauvre. Effectivement, les salaires moyens des bénéficiaires budgétaires dans l’Education, la Santé, l’Armée, et, la Police, ainsi que les pensions, sont très bas, et, leur gel ferait baisser davantage le niveau de vie.
De l’estimation de la directrice du Fond de la République pour l’Assurance retraite et invalidité, Dragana Kalinovic, il n’y a pas d’espace pour geler les pensions, car, le niveau de vie des retraités est très inquiétant. En effet, il y a, en Serbie, près de 1,6 millions de retraités, dont un cinquière reçoit une pension de 12 000 dinars, alors que 60% reçoivent des pensions moyennes, qui s’élèvent à environ 22 000 dinars. Le salaire moyen, en Serbie, est estimé à près de 42 000 dinars, et, plus de la moitié de cette somme est dépensée pour les aliments, et, les factures. Si l’on tient compte du fait que les prix augmentent quotidiennement, et ce, sans l’annonce de l’augmentation de la taxe à la valeur ajoutée, il n’est pas difficile d’imaginer quel effet aurait le gel des salaires et des pensions sur le niveau de vie des citoyens.
Cela veut dire qu’il faudra économiser d’une autre manière. Pour maintenir le deficit budgétaire dans les cadres prévus, et, pour ne pas endetter l’Etat, il faudrait économiser jusqu’à la fin de cette année près d’un milliard d’euros. Le doyen à la Faculté des Sciences économiques, Milojko Arsic, estime que ces épargnes ne peuvent être réalisés uniquement par l’augmentation de la taxe à la valeur ajoutée, la réduction des subventions, et, des investissements capitaux. Il indique l’exemple des pays dans la région et au sein de l’UE, qui, malgré ces mesures, ont dû entreprendre des démarches rigoureuses, économiser à tous les niveaux, et, réduire les salaires et les pensions des bénéficiaires budgétaires. D’autre part, l’économiste, Ljubodrag Savic, s’oppose au gel des salaires et des pensions, car, dans le budget, on peut faire des économis. Cela consiste dans la fermeture d’un certain nombre d’agences nationales, qui n’ont pas apporté des résultats, et, pour lesquelles, on assure d’importants moyens du budget. M. Savic s’est également employé à la stimulation de la production, ce qui contribuerait à un afflux plus grand de ressources dans la caisse nationale. Un grand nombre d’économistes estime que la Serbie nécessite d’une réforme fiscale, globale, qui déchargerait la production, et, imposerait aux riches de plus grands impôts. Selon les estimations, il y a, en Serbie, près de 10% de personnes très riches, mais, une partie seulement, à peine 20 000, paye l’impôt sur le salaire. C’est pourquoi, en Serbie, la caisse nationale a reçu deux fois moins de ressources que dans les pays de l’UE.
