Plus de la moitié des partis ont soumis des rapports sur le financement

Uto, 06/12/2012 - 18:27 -- MRS
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Un peu plus de la moitié des partis politiques enregistrés ont observé l’obligation de soumettre le rapport financier annuel à l’Agence pour la lutte contre la corruption avant mi-avril, a publié “Transparentnost Srbija”. Selon l’analyse de cette ONG, presque tous les partis parlementaires de la composition antérieure du Parlement avaient observé l’obligation stipulée par la loi, tandis que majoritairement les groupes de citoyens et les partis des minorités ne l’avaient pas fait. Notre journaliste Jelena Simic a assisté à une conférence de presse organisée à ce propos.

Des 87 partis enregistrés en Serbie, 48 ont soumis des rapports tandis que certains partis n’avaient pas accompli l’obligation de publier ce rapport sur leur site Internet. Nemanja Nenadic, directeur de programme de “Transparentnost” a déclaré que les rapports démontraient que le rapport entre les revenus et les dépenses des partis était généralement équilibré, bien qu’il y eut des exemples des partis qui déclaraient un bilan positif, comme par exemple G 17 plus qui a déclaré 37,9 millions de dinars, tandis que le Parti socialiste de Serbie avait déclaré le bilan négatif de 63 millions de dinar. Nenadic a mis en relief que plus de 70% de Tous les frais des partis étaient couverts du budget et qu’il est attendu que ce rapport double jusqu’en 2013, dû aux modifications de la Loi sur le financement des activités politiques. Selon lui, ce n’est pas conforme aux normes européennes qui stipulent l’équilibre entre les revenus publics, c’est-à-dire budgétaires et privés.

Le directeur de “Transparentnost” Vladimir Goati a déclaré qu’il est contestable de prévoir, par les modifications des lois, des moyens plus importants accordés aux partis parce que la Serbie est un pays pauvre, avec une crise très profonde, mais aussi parce qu’une telle décision était prise sans consultations avec le secteur civil, les syndicats et les habitants. Goati a ajouté que le financement des partis majoritairement du Budget était très dangereux pour le développement de la démocratie aussi, parce que les partis perdent ainsi l’intérêt pour leurs membres et pour les frais d’adhésion. Selon lui, cela stimule la constitution des partis au sein des autres partis, c’est-à-dire, des groupes isolés proches du chef du parti qui décide sur la nomination des fonctionnaires à certaines positions.