Qui a besoin de la soi-disant „grande coalition“?

Sre, 07/04/2012 - 18:44 -- MRS
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Les représentants des Etats-Unis et les leaders des pays européens répètent qu’ils coopéreraient avec tout gouvernement voté par le Parlement de Serbie. Bien que nous ayons entendu de telles déclarations pendant les négociations sur des gouvernements antérieurs aussi, il semble que jamais un si grand nombre de diplomates étrangers ne s’était rendu à Belgrade pendant cette période. Actuellement y séjourner Philip Ricker, suppléant à l’adjoint du secrétaire d’Etat américain, qui s’entretien avec des leaders des partis, mais il semble que le public apprendra difficilement les détails de ces entretiens. Il ne semble non plus qu’un des diplomates mondiaux dirait ouvertement que la Serbie devrait constituer la soi-disant grande coalition, composée de la majorité des partis parlementaires. Par ailleurs, ils ne diront jamais, non plus, qu’il faut reconnaître le Kosovo comme Etat, mais uniquement qu’il faut établir „les relations de bon voisinage“.

Les politiciens qui négocient sur le gouvernement disent aussi que nous n’attendrons pas longtemps sa constitution. Le mandataire Ivica Dacic, leader du Parti socialiste de Serbie, répète qu’il a harmonisé les objectifs avec les progressistes et les Régions unies de la Serbie et qu’il ne restait qu’à convenir des questions techniques et des cadres. Le président sortant Boris Tadic et ses démocrates passeraient dans ce cas dans l’opposition et le public s’habitue déjà à cette idée. Les choses que les politiciens ne disent pas se laissent pressentir dans le programme du Service public Radio et télévision de Serbie, qui a diffusé mardi dernier à plusieurs reprises un reportage sur Priboj, petite ville en Serbie, complètement sans importance pour la vie politique, où le pouvoir communal fut constitué par le Parti du progrès serbe, le Parti démocrate et la coalition autour du Parti socialiste de Serbie. Cette coopération est mise en relief comme un bon exemple, parce que les citoyens avaient exprimé lors des élections la volonté de laisser les plus grands partis régner dans la commune. Ce qui peut être lu entre les lignes indique qu’une telle chose devrait se produire aussi au niveau de la République.

Peut-être cela serait vraiment le plus commode. La constitution d’une grande coalition, composée du Parti démocrate, du Parti du progrès de Serbie, du Parti socialiste de Serbie et peut-être même des Régions unies de la Serbie conviendrait à l’Europe et aux Etats-Unis. Une telle coalition serait plus ou moins stable, parce qu’elle aurait une majorité à deux tiers dans le parlement. Lors de la reprise des négociations avec Pristina, tous participeraient dans un futur team et ils ne poseraient par la suite pas des questions sur ce que quelqu’un avait convenu en notre nom. Une grande coalition aurait suffisamment de députés pour modifier la Constitution, si elle est d’avis qu’elle devrait le faire. Une grande coalition pourrait mettre en œuvre littéralement toute réforme économique, juridique ou financière dans l’Etat et accélérer incroyablement la voie vers l’Europe.

D’autre part, il se pose le problème comment les électeurs noteraient-ils la grande coalition, parce que vraiment personne n’avait voté pour elle. Aurait-il de la volonté pour mettre en œuvre les réformes si la majorité dans le pouvoir restait ceux qui l’exerçaient jusqu’à présent. Qui réduira la consommation publique et supprimera les agences inutiles? Qui fera l’enquête sur les malversations financières en raison desquelles, selon certains médias, de nombreux vivent en crainte ces derniers jours. Et, à la fin, si l’on regarde à long terme, quels seront les résultats des grands partis aux futures élections, si le niveau de vie continuait à baisser, ce qui est presque certain.

Les citoyens de la Serbie vous répondront toujours que le nouveau gouvernement devrait assurer de nouveaux emplois et éradiquer la corruption et l’Europe et le Kosovo sont mis au second plan. Malheureusement, il n’y a pas un diplomate étranger qui viendrait dire que son pays aiderait la grande ou toute autre coalition à bâtir une usine en Serbie ou à exporter des fruits. Il faut offrir un meilleur niveau de vie aux citoyens et, par la suite les noms des partis qui constituent le gouvernement auront l’importance secondaire.