Une Serbie assoifée

Čet, 07/19/2012 - 16:51 -- MRS
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Dès qu’ont commencé les chaleurs tropicales, en Serbie, le problème de la pénurie d’eau est apparu dans certaines villes. Récemment, la ville de Prokuplje est restée sans ce liquide précieux, et, les pénuries sont apparues aussi dans les autres parties du pays. Les appels à économiser l’eau parviennent des organes compétents, à Nis, Pozarevac, Nova Varos, et, Belgrade. Plus de détails de la plume de Tamara Prodanovic.

Bien que l’on pense souvent que la Serbie est riche en eau et qu’elle peut largement profiter de cette ressource, les experts avertissent que c’est tout à fait le contraire. Si l’on ne construit pas encore 20 hydrocentrales, ce qui devrait coûter près de deux milliards d’euros, la Serbie sera menacée par la soif. Un barrage moyen coûte entre 70 et 80 millions euros, l’Usine d’eau environ 25 à 30 millions euros, au total, entre 100 et 110 millions euros. En Serbie, il n’ y a rien que 36 barrages et accumulations pour l’approvisionnement en eau, et, vu qu’elle se trouve dans une région où le climat est instable, il est clair que les préparatifs pour un tel ‘’scénario assoifé’’doivent commencer dès que possible. Lorsqu’il n’y a pas de barrages et d’accumulations, l’eau s’écoule pratiquement, et, la pénurie apparait dans les mois les plus critiques. Au cas où l’on ne construirait pas au plus vite des accumulations, la situation dans les décennies à venir pourrait être très difficile et défavorable. La Serbie a suffisamment d’eau dans les valeurs absolues, mais elle n’a pas répartie de manière égale. Elle fait partie de pays moins nombreux, qui, au cours de la même année, peuvent être frappés par des inondations et des sécheresses. Seul, la construction de barrages peut surmonter un tel problème.
La documentation technique pour l’approvisionnement en eau, à long terme, a été préparée vers la fin des années 80 du siècle dernier, qui prévoit la construction de 34 plus grandes accumulations. Ce projet a également englobé le Kosovo-Métochie. Les citoyens des municipalités de Kosovska Mitrovica et de Zvecan ont introduit l’état d’alerte. Ces citoyens ainsi que les habitants des villages avoisinants n’ont de l’eau que quelques heures par jour. Les quantités d’eau, qui arrivent de la partie Sud de la ville, suffisent à couvrir rien que 30% des besoins, tandis que dans la partie sud, il y a suffisamment d’eau.

Les experts mettent en garde que le financement dans l’industrie des eaux est modeste, et, que l’on ne peut assurer l’entretien des systèmes existants. ‘’Srbijavode’’disposait, en 2006, de 4,25 milliards de dinars, dont la moitié à partir des ressources du Ministère de ressort, et, le reste des propres revenus. Cette somme diminuait chaque année pour qu’en 2012, il n’y ait que 680 millions, assurés exclusivement par le Ministère de ressort. La nouvelle Loi sur les eaux a supprimé les propres revenus si bien que cette entreprise a à sa disposition dix fois moins de ressources qu’en 2006.

Actuellement, en Serbie, on consomme environ 250 litres d’eau par jour par habitant, ce qui correspond pratiquement à la moyenne européenne. Il faut y ajouter encore 50 litres – les pertes moyennes, en raison des réseaux usés. Par exemple, à Novi Sad, on utilise toujours à quelques endroits les tuyaux de l’époque du règne de François Joseph, et, dans certaines parties de Belgrade, des réseaux, qui datent de la fin du 19ième siècle. Toutefois, il n’y a pas lieu de paniquer. A l’heure actuelle, une bonne majorité des habitants est approvisionnée en eau, mais avec des variations dans la quantité et la qualité.